lieu commun

On appellera lieu commun l'espace où se rencontrent nos rêves perdus et nos petits bonheurs présents

220408

L'AGENDA des BROCANTES lundi de Pentecôte 12 MAI 2008

broc_Sagy_miroir<< SAGY 2007 : envoyé spécial de l'autre côté du miroir
(photo lieucommun  garantie sans trucage)

les rendez-vous des
BROCANTES, VIDE-GRENIERS
FOIRES à TOUT

un clic pour les détails
  
LUNDI 12 MAI (Pentecôte)

Commeny, L'Isle-Adam (95)
Marcq, Les Alluets-Le-Roi (78)


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140408

Poème du jour : 14 avril 2008 - Aimé Césaire / Soleil serpent

Aimé Césaire est vivant, pour preuve ce poème :

soleil_jaune_dessin__seulSoleil serpent

Soleil serpent œil fascinant mon œil
et la mer pouilleuse d'îles craquant aux doigts des roses
lance-flamme et mon corps intact de foudroyé
l'eau exhausse les carcasses de lumière perdues dans le couloir sans pompe
des tourbillons de glaçons auréolent le cœur fumant des corbeaux
nos cœurs
c'est la voix des foudres apprivoisées tournant sur leurs gonds de lézarde
transmission d'anolis au paysage de verres cassés
c'est les fleurs vampires à la relève des orchidées
élixir du feu central
feu juste feu manguier de nuit couvert d'abeilles
mon désir un hasard de tigres surpris aux soufres
mais l'éveil stanneux se dore des gisements enfantins
et mon corps de galet mangeant poisson mangeant
colombes et sommeils
le sucre du mot Brésil au fond du marécage.

Aimé Césaire ("Les Armes miraculeuses" - éditions Gallimard, 1946 et 1970).
Lieucommun a emprunté ce poème à l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache, de Léopold Sédar Senghor (éditions Quadrige/PUF, 1948). Cet ouvrage est épuisé mais on le trouve d'occasion.
Voici un autre texte d'actualité, ajouté ce 21 avril, preuve supplémentaire s'il en fallait : "J'habite une blessure sacrée"...

Lib__C_saire


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200308

POÉSIES sur le thème du PRINTEMPS

for_t_avant_printemps
Avant-printemps dans le Vexin (photo Lieucommun)

Joie du printemps

Au printemps, on est un peu fou,
Toutes les fenêtres sont claires,
Les prés sont pleins de primevères,
On voit des nouveautés partout.
Oh! regarde, une branche verte!
Ses feuilles sortent de l'étui!
Une tulipe s'est ouverte...
Ce soir, il ne fera pas nuit,
Les oiseaux chantent à tue-tête,
Et tous les enfants sont contents
On dirait que c'est une fête...
Ah ! que c'est joli le printemps !

Lucie Delarue-Mardrus

  voyez  UNE SAISON en POÉSIE - printemps  et   HAÏKUS - poésies des saisons

mais n'oubliez pas l'éloge de l'autre (liens ci-dessous)

" La primavera ha venido
nadie sabe cómo ha sido " ...
Antonio Machado

suite et traduction : PRINT POÈTES 2008 : L'AUTRE (Monde)

Les textes publiés n'ont pas tous fait l'objet d'une demande d' autorisation . Les ayants droit peuvent nous en demander le retrait.



dess_V_enfant < Photo Lieucommun - Le thème "ÉLOGE DE L'AUTRE" est décliné en trois mots :
carrefours, croisements, métissages, avec ce passage d'un texte d'Andrée Chedid :
"Toi / Qui que tu sois / Je te suis bien plus proche qu'étranger"

et le Printemps des Poètes rend hommage à Guillevic né en 1907.

Textes de France   PRINT POÈTES 2008 : L'AUTRE (France)
Textes "d'ailleurs"  > PRINT POÈTES 2008 : L'AUTRE (Monde)

Textes de Guillevic > PRINTEMPS des POÈTES 2008 : GUILLEVIC
- - - - - - - - - - - - - - - - - - derniers textes ajoutés le 12 mars 2008   
Poésies pour la classe sur d'autres thèmes (rangement en cours) : 
POÉSIES pour la CLASSE - CYCLES 2 et 3   et    POÉSIES pour la CLASSE - CYCLE 3 et COLLÈGE

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140208

Poème du jour : 27 février 2008 - Messaour Boulanouar : Préface

arbre_de_f_vrier< Vexin - février 2007 (photo lieucommun)
Messaour Boulanouar est un poète algérien de langue française né en 1933. On le retrouvera sur ce blog avec d'autres poètes algériens dans la catégorie mise à jour PRINT POÈTES 2008 : L'AUTRE (Monde).

et c'est, pour le mois de février, ce poème qui fermera l'hiver, puisqu'il "donne la lumière" :

" J'écris pour tous ceux qui ont pu sauver
de l'ombre et du commun naufrage
un coin secret pour leur étoile " ...

Préface (extrait)

J'écris pour que la vie soit respectée par tous
je donne ma lumière à ceux que l'ombre étouffe
ceux qui vaincront la honte et la vermine
j'écris pour l'homme en peine l'homme aveugle
l'homme fermé par la tristesse
l'homme fermé à la splendeur du jour
J'écris pour vous ouvrir à la douceur de vivre
J'écris pour tous ceux qui ont pu sauver
de l'ombre et du commun naufrage
un coin secret pour leur étoile ...
J'écris pour apaiser mon sang
mon sang violent et dur et lourd de siècles tristes
J'écris pour partager ma joie
avec ceux qui m'écoutent
J'écris pour être heureux pour être libre ...
J'écris pour qu'on respecte
l'arbre qui monte
le blé qui pousse
l'herbe au désert
l'espoir des hommes ...

Messaour Boulanouar ("La Meilleure force" - Éditions du Scorpion, 1963)


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130208

Poème du jour : 13 février 2008 - Syracuse (Bernard Dimey)

Dimey_silhouetteRevoici donc  Bernard Dimey (biographie et textes dans la catégorie à gauche sur ce blog). On en parle aujourd'hui à la radio, malgré la grève, et son nom apparaîtra (peut-être) demain dans les journaux.
Si on mentionne ici ou là Bernard Dimey  c'est indirectement, bien entendu, avec la disparition d'Henri Salvador, interprète de Syracuse. Henri Salvador à qui on attribue parfois la paternité des paroles de la chanson, lui qui a seulement, mais joliment mis ce texte en musique, en 1962.

Syracuse ouvre le recueil "Le milieu de la nuit" (éditions Christian Pirot, 1991), 15 €.
Qu'est-ce que vous attendez pour rencontrer Bernard Dimey ,
avant qu'il ne reparte dans les archives ?

Syracuse

J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
À glisser l'aile sous le vent.

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du Grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama.

Voir le pays du matin calme,
Aller pêcher le cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent ...

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris.

Bernard Dimey ("Le milieu de la nuit" - Éditions Christian Pirot, 1991)

La ponctuation du recueil, utilisée ici, est différente de celle qu'on peut trouver pour le texte de la chanson
texte rangé également dans la catégorie BERNARD DIMEY - poète, et pourquoi pas ?



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