lieu commun

On appellera lieu commun l'espace où se rencontrent nos rêves perdus et nos petits bonheurs présents

130207

Roberto Fernandez Retamar, poète cubain

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De ce poète et essayiste cubain né en 1930, cette "Lettera amorosa", simple et essentielle. Ce texte est extrait de Historia antigua (1964) et a été traduit de l'espagnol. On le trouve aussi avec le poème suivant, dans le recueil Voix (Petite Collection Maspero - 1977) aujourd'hui épuisé.
Les poésies originales sont sans titre dans le recueil. (photo ci-contre : lieucommun ; cliquer pour agrandir)

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Image : été 2005 banlieue de Grenoble (photo : lieucommun)

Si on me dit que tu es partie

Si on me dit que tu es partie
Ou que tu ne viendras pas,
Je ne vais pas le croire : je vais
T'attendre et t'attendre.

Si on te dit que je m'en suis allé,
Ou que je ne reviendrai pas,
Ne le crois pas :
Attends-moi
Toujours.

Roberto Fernandez Retamar
On peut retrouver ce texte dans POÉSIES pour la CLASSE - LETTERA AMOROSA page 4


Ceux qui marchent en se tenant par la main

Ceux qui marchent en se tenant par la main,
Avec leurs mains élèvent une tour,
Construisent une maison,
Organisent le monde,
Lavent l'air de ses feuilles mortes,
Saluent l'aube,
Couchent le crépuscule,
Défendent les premiers fruits,
Assurent, affirment, unissent.

Et nous brisent le coeur.

Roberto Fernandez Retamar

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