lieu commun

On appellera lieu commun l'espace où se rencontrent nos rêves perdus et nos petits bonheurs présents

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PP 2013 VOIX - traductions - auteurs en espagnol - divers Espagne

PRINT POÈTES 2013 : LES VOIX DU POÈME TRADUCTIONS

AUTEURS de langue espagnole

- Francisco Pino -

Francisco Pino (1910-2002), est un poète espagnol né à Valladolid. Sa poésie met en images les étroits rapports de l'homme (le poète qu"il est) avec la Nature.

Un poème sur le thème de la voix :

Lenguaje

¿ Dónde está la voz del aire ?
Tú la escuchas. Es silencio.
Sus palabras son las nubes,
la luz y el viento sus verbos.

Francico Pino

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(traduction proposée par le blog lieucommun)

Langage

¿ Où se cache la voix de l'air ?
Tu l'écoutes. C'est le silence.
Ses paroles sont les nuages,
la lumière et le vent sont ses mots.

Francico Pino

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Ausencia

Solitario campo.
Me encuentro conmigo.
Soy mi descampado.

Solitario cielo.
Me encuentro conmigo.
Soy mi desanhelo.

Solitario alud.
Me encuentro conmigo.
Soy mi multitud.

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(traduction proposée par le blog lieucommun)

Absence

Solitaire campagne.
Seul avec moi-même.
Je suis mon désert.

Solitaire ciel.
Seul avec moi-même.
Je suis mon abandon.

Solitaire immensité.
Seul avec moi-même.
Je suis ma multitude.

Francisco Pino ("Versos para distraerme"* 1982) * Des vers pour me distraire


- Ángel González -

Ángel González (1922-2008), est un écrivain, enseignant, journaliste et poète espagnol né à Oviedo.
Un temps enseignant de  littérature espagnole contemporaine à l'Université d'Albuquerque (USA) et dans d'autres universités de ce pays, il a reçu de nombreux prix de poésie en Espagne (dont le convoité Prix Antonio Machado en 1962).
Il est mort à Madrid en janvier 2008.

Quelques recueils  :

"Áspero mundo" 1955
"Sin esperanza, con convencimiento", 1961
"Grado elemental",
1961
"Prosemas o menos", 1983

"Otoño y otras luces", 2001 (dernier livre)

Crepúsculo, Albuquerque, invierno

No fue un sueño,
lo vi :

La nieve ardía.

Ángel González
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Crépuscule, Albuquerque, hiver

Ce n'était pas un songe,
je l'ai vu :

La neige flambait.

Ángel González

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Todo amor es efímero

Ninguna era tan bella como tú
durante aquel fugaz momento en que te amaba:
                                                        mi vida entera.
Ángel González
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Tout amour est éphémère

Nulle n'était aussi belle que toi,
pendant ce moment fugace o
ù je t'ai aimée :
                                                        ma vie entière.

Ángel González ("Prosemas o menos"*, édit Hiperión, Santander, 1984) - * prose ou moins

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et sur le thème de la voix, ce poème chantant (qui d'ailleurs a été chanté), dont la traduction en français ne peut restituer les jeux de sonorités renforçant le mot et l'idée de la solitude (soledad, sola, solo, asola, sonando, sólo).
Un texte à dire en espagnol donc, si possible !...


Voz que soledad sonando ...

Voz que soledad sonando

por todo el ámbito asola,
de tan triste, de tan sola,
todo lo que va tocando.

Así es mi voz cuando digo
— de tan solo, de tan triste —
mi lamento, que persiste
bajo el cielo y sobre el trigo.

— ¿Qué es eso que va volando ?
—Sólo soledad sonando.

Ángel González ("Áspero mundo", édit Adonais, Madrid, 1955-56)

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(traduction proposée par le blog lieucommun,
subjective et perfectible)

La voix qui résonne dans la solitude * ...

La voix qui résonne dans la solitude

à travers l'espace assèche,
tellement seule, tellement triste,
tout ce qu'elle touche.

Ainsi est ma voix quand je dis
— tellement seul, tellement triste —
ma plainte, qui persiste
sous le ciel et par-dessus les blés.

— ¿ Qu'est ce qui traverse ainsi l'espace ?
— C'est seulement la solitude qui résonne.

* idée de la voix fait rete

Ángel González ("Áspero mundo*", 1956) - * Monde rugueux, ou Monde âpre
Texte chanté, repris dans l'album Voz que soledad sonando (2004) avec le ténor Joaquín Pixán, le pianiste Alejandro Zabala et l'accordéoniste Salvador Parada.



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