lieu commun

On appellera lieu commun l'espace où se rencontrent nos rêves perdus et nos petits bonheurs présents

030708

Quand on aime on ne compte pas

chat_ao_t_08_MLJ_CollZut, lieucommun a laissé passer son 10 000e visiteur (le compteur est au bas de la page), sans célébrer l'événement !
À y bien réfléchir, pourquoi le 10 000e visiteur aurait-il droit au collier de fleurs fanées que nous avions mis de côté pour l'occasion (les nouilles sont hors de prix), et pas le 1507e,ou le 2109e ou n'importe lequel tiré au sort ? En tous cas, merci à tous ceux qui se risquent dans ce capharnaüm, le mot est faible mais restons corrects, au risque de s'y perdre.
Lot de consolation : photo offerte aux regards - chat à Mantes-la-Jolie août 2008. clic pour agrandir

La date de ce message du 3 septembre 2008 a été modifiée pour la présentation sur le blog


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151007

Actualité et Printemps des Poètes

Guy Môquet et les fusillés de Châteaubriant 

On trouvera une présentation de l'auteur et le poème ci-dessous dans PRINT POÈTES 2008 : L'AUTRE (France).
ainsi que d'autres textes de René-Guy Cadou : POÉSIES PAR THÈME : l'école

Mais puisque la dernière lettre de Guy Môquet est prise dans la lumière de l'actualité, et dans la discussion autour de l'opportunité de sa lecture lundi aux élèves de Lycée, à l'occasion de la commémoration de son exécution, le 22 octobre 1941, avec 26 autres résistants, alors ...
Voir ici le contexte historique très documenté

"toute liberté se survit" ...

Les fusillés de Châteaubriant

Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d'étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d'amour
Ils n'ont pas de recommandations à se faire
Parce qu'ils ne se quitteront jamais plus
L'un d'eux pense à un petit village
Où il allait à l'école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au-dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n'entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu'ils ne sont pas des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.

René-Guy Cadou ("Pleine Poitrine" - 1946 ; texte emprunté à "Poèmes d'aujourd'hui pour les enfants de maintenant" - Jacques Charpentreau - éd Ouvrières)

Voir aussi le texte "La rose et le réséda", de Louis Aragon : PRINT POÈTES 2008 : L'AUTRE (France) et "L'affiche rouge", du même auteur ici (clic)

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220907

La chanson du jour

portail_rouill_
Portail rouillé dans le Vexin (avril 2007, mais le temps s'y est arrêté ...) - Photo Lieucommun
L'automne... La date de l'équinoxe d'automne tombe suivant les années, le 21, le 22 ou le 23 septembre.
Georges Brassens a mis une ironie amère dans ce texte (qu'on trouvera intégralement un jour sur le blog).
Le dernier vers  :

... et c'est triste de n'être plus triste sans vous.

Le vingt-deux
* septembre

Un vingt-deux* septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous ;
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt-deux* septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous ;
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-deux* septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
[...]
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.

* prononcer "vingt-te-deux".

Georges Brassens - voir des textes d'auteurs dans  la catégorie BRASSENS chante les poètes


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200807

Clochette, chat de rencontre


chat_Clohette_Kercabellec(Photo Lieucommun - juillet 2007 - la photo gagne à être agrandie). Le soleil ne peut pas être partout, tout le temps. Ce matin de juillet, il brillait dans les yeux de Clochette, chat de rencontre, au café du port de Kercabellec, en Loire-Atlantique.
Je parie qu'il y est encore. Si vous passez par là, cueillez des bouquets de fleur de sel authentiques, chez les récoltants locaux, et dans les yeux de Clochette, un rayon de soleil pour les jours gris.


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110807

Autoroutes parallèles

Ours_FranskaTueuse en série selon les chasseurs, contrevenante au code de la route selon les chauffards, étrangère sans poches et donc sans papiers selon les authentiques         autochtones, politiquement                 incorrecte selon les polis politiciens, l'ourse Franska a mis volontairement fin à ses jours selon la police.


Selon l'ours Balou :
" Elle voulait retourner en Slovénie, par l'autoroute ... On vit dans l'insécurité ici. Et dire qu'on traque et qu'on reconduit à la frontière les réfugiés qui veulent rester en France * ..."

Selon moi, l'ours Balou ne passera pas l'hiver, il parle trop.
(Photomontage Lieucommun)


* voir l'autre information ICI, sur le site de RESF (Réseau Éducation Sans Frontières).


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L'absence - Paul Éluard

banc_face_oc_an<< Photo Lieucommun : Bretagne, juillet 2007
la disparition (clic > agrandir)


" Je n’ai pas disparu,
ce sont les autres
qui ne sont pas là où je suis."

Dominique Sanda,"Libération" 16/07





L'absence

Je te parle à travers les villes
Je te parle à travers les plaines
Ma bouche est sur ton oreiller
Les deux faces des murs font face
À ma voix qui te reconnaît
Je te parle d'éternité

O villes souvenirs de villes
Villes drapées dans nos désirs
Villes précoces et tardives
Villes fortes villes intimes
Dépouillées de tous leurs maçons
De leur penseurs de leurs fantômes

Campagne règle d'émeraude
Vive vivante survivante
Le blé du ciel sur notre terre
Nourrit ma voix je rêve et pleure
Je ris et rêve entre les flammes
Entre les grappes du soleil

Et sur mon corps ton corps étend
La nappe de son miroir clair.

Paul Éluard 1963 ("Derniers poèmes d'amour") - voir d'autres poésies d'Éluard dans la catégorie Des POÈTES et de la POÉSIE



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300707

Le café rouge

caf__rouge___Piriac(Photo Lieucommun - juillet 2007 - 8h 30 - Piriac).


Salle de concert du groupe Rouge pour sirènes bretonnes ;-) ou bistro pour cheval pressé ?
Vous n'y êtes pas du tout: Café Rouge est le seul lieu pas couleur locale de Piriac (Loire-Atlantique).
Ce message se balade de date en date


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290707

tout petit bonheur du jour

lever_jour_29_08___7_h_03Photo Lieucommun 29/08 - 7 h 03 - Soleil-sur-Vexin    CLIC sur l'image et petit bonheur deviendra grand.
Le jour se lève à ma fenêtre ce mercredi 29 août à 7 h 03.                  Il va faire beau à ma fenêtre


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300607

Y a pas que du soleil à ma fenêtre

orage_3_bis... y a aussi de l'orage. Cette photo a déjà été publiée en avril.

photo Lieucommun : orage sur le Vexin avril 2007 (clic>agrandir)


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190607

Coquelicot, différent, comme les autres

coquelicot_fond_noir<< Prise de vue et labo Lieucommun mai 2007.
Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Un coquelicot, différent, comme les autres ...

Vous avez déjà entendu , et peut-être trop vite prononcé les paroles suivantes, à propos de ce qui vous est étrange :

"Toutes les mêmes, ces fleurs (par exemple)".

Bien sûr que non, il suffit de s'arrêter. Celle-ci me surprend encore ...


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