Canalblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Publicité
lieu commun
1 août 2007

L'hiver de Pernette Chaponnière

Pernette Chaponnière est née en 1915 en Suisse. Elle est auteure de romans, de livres pour enfants et de pièces de théâtre.
Voir la catégorie POÉSIES PAR THÈME : le calendrier, Noël, le nouvel an ... et la catégorie UNE SAISON en POÉSIE - automne

La neige

Regardez la neige qui danse
Derrière le carreau fermé.
Qui là-haut peut bien s'amuser
A déchirer le ciel immense
En petits morceaux de papier ?

Pernette Chaponnière ("L'Écharpe d'Iris" - éditions Hachette, 1990)


Le sapin de noël (ou le petit sapin sous la neige)

Le petit sapin sous la neige
Rêvait aux beaux étés fleuris.
Bel été quand te reverrai-je ?
Soupirait-il sous le ciel gris.

Dis moi quand reviendra l’été !
Demandait-il au vent qui vente
Mais le vent sans jamais parler
S’enfuyait avec la tourmente.

Vint à passer sur le chemin
Un gaillard à grandes moustaches
Hop là ! en deux coups de sa hache,
A coupé le petit sapin.

Il ne reverra plus l’été ,
Le petit sapin des montagnes,
Il ne verra plus la gentiane,
L’anémone et le foin coupé.

Mais on l’a paré de bougies,
Saupoudré de neiges d’argent.
Des clochettes de féerie
Pendent à ses beaux rameaux blancs.

Le petit sapin de noël
Ne regrette plus sa clairière
Car il rêve qu’il est au ciel
Tout vêtu d’or et de lumière.

Pernette Chaponnière ("Vingt Noëls pour les enfants" - Éditions de la Baconnière, 1985)


Publicité
1 août 2007

L'hiver d'Anne-Marie Chapouton

Anne-Marie Chapouton (1939-2000) est l'auteur d'albums, de comptines et de poèmes pour les enfants, qu'elle a souvent illustrés elle-même. On trouvera bien d'autres textes de cet auteur sur le blog.

L’hiver, la neige

Voilà
Les arbres
Avec
Du sucre
Sur le nez

La route
Toute
Poudrée
Le ciel
Enfariné

La neige
A tout changé.

Anne-Marie Chapouton


1 août 2007

L'hiver de François Coppée

De François Coppée (1842-1908), ce tableau de neige en couleurs :

Il a neigé

Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel perlé dressent leurs gerbes blanches.
Mais regardez. Voici le coucher de soleil.
À l'occident plus clair court un sillon vermeil,
Sa soudaine lueur féérique nous arrose,
Et les arbres d'hiver semblent de corail rose.

François Coppée ("Promenades et Intérieurs")


Et ce poème triste :

La mort des oiseaux

Le soir, au coin du feu, j’ai pensé bien des fois
A la mort d’un oiseau, quelque part, dans les bois.
Pendant les tristes jours de l’hiver monotone,
Les pauvres nids déserts, les nids qu’on abandonne,
Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l’hiver !
Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes
Dans le gazon d’avril où nous irons courir.
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?

François Coppée


1 août 2007

L'hiver de Guy-Charles Cros

Guy-Charles Cros (1879-1956) est le fils de Charles Cros, inventeur du phonographe et du hareng-saur (voir les catégories d'humour sur ce blog).
Héritier de la poésie fantaisiste de son père, il est l'auteur des recueils Les Fêtes quotidiennes (1912), Avec des mots (1927), Mon Soleil nouveau (1944). C'est volontairement qu'il a laissé la grande ombre paternelle éclipser son œuvre poétique.

Voici deux poèmes, qu'on attribue parfois par erreur à son père, Charles Cros :

Matin de décembre

On s'éveille
du coton dans les oreilles
une petite angoisse douce
autour du cœur, comme mousse
c'est la neige,
l'hiver blanc
sur ses semelles de liège
qui nous a surpris, dormant.

Guy-Charles Cros ("Avec des mots" - éditions L'artisan du Livre, 1927)

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Croquis de janvier

Tout est dur, clair, sans voix, et mort ;
l'hiver est fermé comme un livre.
On dirait que la vie a tort
de vouloir encor vivre.

Le fleuve est pris ; le ciel si bas
pèse sur les étendues blanches...
Un oiseau pourtant chantera
en avril, dans les branches.

Guy-Charles Cros ("Avec des mots" - éditions L'artisan du Livre, 1927)



1 août 2007

L'hiver de Lucie Delarue-Mardrus

Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945) est l'auteur de nombreux poèmes, romans, contes et nouvelles ...
Elle est aussi  dessinatrice, sculptrice et historienne.

L'hiver

L'hiver, s'il tombe de la neige,
Le chien blanc a l'air beige.

Les arbres seront bientôt touffus
Comme dans l'été qui n'est plus.

Les oiseaux marquent les allées
Avec leurs pattes étoilées.

Aussitôt qu'il fait assez jour,
Dans le jardin bien vite on court.

Notre maman nous emmitoufle,
Même au soleil, la bise souffle.

Pour faire un grand bonhomme blanc,
Tout le monde prend son élan.

Après ça, bataille de neige!
On s'agite, on crie, on s'assiège.

Et puis on rentre, le nez bleu,
Pour se sécher autour du feu

Lucie Delarue-Mardrus ("Poèmes mignons pour les enfants" - Gedalge, 1929)


Publicité
1 août 2007

L'hiver de Louis Delorme

Louis Delorme est un peintre et poète contemporain, auteur de nombreux recueils de poésie qu'il a lui-même illustrées. Il écrit également des romans et des pièces de théâtre.

Le flocon

Venant de Norvège
Un flocon de neige
Qui volait au vent
S’en allait rêvant.
Voyant un fille
D’allure gentille
Par le Nord giflée
Bien emmitouflée
D’un bonnet de laine
Il se dit : "Ma veine !
De la bonne aubaine
Si je profitais pour me camoufler
Et me réchauffer.
J’attendrai demain
Pour continuer tout ce long chemin."
Il n’eut pas de peine
A mettre le nez
Dessous le bonnet
Mais sa longue route
Soudain s’arrêta :
Un frêle goutte
Fut le résultat.
Ceux qui se figurent
Pouvoir ignorer
Tout de leur nature
N’ont plus qu’à pleurer.

Louis Delorme


1 août 2007

L'hiver d'Hermin Dubus

livre_Dubus



Hermin Dubus est un auteur de poésies, de saynètes et de chansons pour les enfants (L'école en fête - 1927 ; Les Chansons du Dr Tant-Mieux - 1932 ; Des Féeries et des Saynètes - 1933), et de manuels scolaires (image).

<< Le mignon poème ci-dessous est tiré du manuel scolaire des années 30 Le Livre de la Joie, Premier livre de lecture courante, Cours préparatoire, Classes enfantines.



La neige papillonne

La blanche neige papillonne
Et fleurit les branches de houx.
Elle se joue et tourbillonne
En nous frôlant tout doux, tout doux.

La blanche neige papillonne
Et, voletant sur les toits roux,
Vient mettre une coiffe mignonne
Aux vieilles maisons de chez nous.

Hermin Dubus ("Le Livre de la Joie" - Bibliothèque d'éducation, 1931)

1 août 2007

L'hiver de Micheline Dupray

Micheline Dupray est une poétesse et biographe d'aujourd'hui.

Les oiseaux de l'hiver (extrait)

Mais d'où viennent ces oiseaux
Que j'entends chanter l'hiver ?
Où se cachent leurs fuseaux
De plume sur fil de chair ?

Il neigeait encor hier
Sur l'arbre et le caniveau,
Et les miettes de pain clair,
Pour des petits yeux d'oiseaux,
Se perdaient dans la lumière
Des flocons à mes carreaux.

Ô mes oiseaux de l'hiver,
Par le froid levés si tôt,
Ô mes oiseaux sans manières,
Faits pour chanter comme l'eau
Dès qu'elle a roulé rivière.
(...)

Micheline Dupray



1 août 2007

L'hiver de Jason Émond

Jason Émond ne donne pour le moment aucun élément de biographie. Cette petite poésie simple et légère est publiée sous réserves ...

Le bonhomme de neige

Savez-vous qui est né
Ce matin dans le pré ?
Un gros bonhomme tout blanc!
Il est très souriant
Avec son ventre rond
Ses yeux noirs de charbon
Son balai menaçant
Et son chapeau melon.

Le soleil a brillé,
À midi dans le pré,
Je n'ai rien retrouvé ...
Le bonhomme a filé !

Jason Émond


1 août 2007

L'hiver de Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine possède sur ce blog une catégorie à lui, ICI, où on trouvera sa biographie et une sélection de fables.

La Cigale et la Fourmi

La Cigale, ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
"Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août*, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La Fourmi n'est pas prêteuse :
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

l'août : orthographe originale : "l'Oût"

Jean de La Fontaine ("Fables" - Livre I)


 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>
Publicité